quinta-feira, agosto 21, 2008

La colère, la nostalgie, l’espoir

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La colère, la nostalgie, l’espoir

publié le mardi 19 août 2008
Uri Avnery - 16 août 2008

AU COURS DE LA cérémonie des obsèques à Ramallah, on l’a évoqué encore et encore comme "le poète national palestinien". Mais il était beaucoup plus que cela. Il était l’incarnation de la destinée palestinienne. Son destin personnel avait coïncidé avec le destin de son peuple.
L’une des déclarations les plus sages que j’ai entendue au cours de mon existence fut celle d’un général égyptien, peu de jours après la visite historique d’Anouar el Sadate à Jérusalem.
Nous étions les premiers israéliens à nous rendre au Caire, et l’une des choses qui suscitaient notre curiosité était : comment vous y êtes-vous pris pour nous surprendre au début de la guerre d’octobre 1973 ?
Le général a répondu : "Au lieu de lire les rapports des services de renseignement, vous auriez dû lire nos poètes."
J’ai réfléchi à ces paroles vendredi dernier, aux obsèques de Mahmoud Darwish.
AU COURS DE LA cérémonie des obsèques à Ramallah, on l’a évoqué encore et encore comme "le poète national palestinien".
Mais il était beaucoup plus que cela. Il était l’incarnation de la destinée palestinienne. Son destin personnel avait coïncidé avec le destin de son peuple.
Il était né à al-Birwa, un village sur la route de Acre à Safad. Il y a déjà 900 ans, un voyageur persan rapportait avoir visité ce village et s’être prosterné sur les tombes de "Esau et Siméon, puissent-ils reposer en paix". En 1931, dix ans avant la naissance de Mahmoud, le village comptait 996 habitants, dont 92 étaient chrétiens et le reste musulmans sunnites.
Le 11 juin 1948, le village fut pris par les forces juives. Ses 224 maisons furent détruites peu de temps après la guerre comme celles de 650 autres villages palestiniens. Il ne reste que quelques cactus et un petit nombre de ruines pour témoigner encore de leur existence passée. La famille Darwish s’enfuit juste avant l’arrivée des troupes, emmenant avec elle Mahmoud alors âgé de sept ans.
La famille réussit à revenir dans ce qui était devenu alors un territoire israélien. Ils se virent attribuer le statut de "absents présents" – une ingénieuse invention israélienne. Cela signifiait qu’ils étaient des résidents légaux en Israël mais que leurs terres leur étaient enlevées conformément à une loi dépossédant tout Arabe qui n’était pas physiquement présent dans son village au moment de son occupation. Sur leur terre s’étaient établis le kibboutz Yasur (appartenant au mouvement de gauche Hashomer Hatzair) et le village coopératif Ahihud.
Le père de Mahmoud s’installa dans le village arabe voisin, Jadeidi, d’où il pouvait voir sa terre de loin. C’est là que Mahmoud a grandi et que vit sa famille jusqu’à ce jour.
Au cours des 15 premières années de l’Etat d’Israël, les citoyens arabes étaient soumis à un "régime militaire" – un système de répression rigoureux qui contrôlait tous les aspects de leur existence, y compris tous leurs déplacements. Un arabe n’était pas autorisé à quitter son village sans un permis spécial. Le jeune Mahmoud Darwich viola cet ordre à plusieurs reprises, et à chaque fois qu’il se faisait prendre il allait en prison. Lorsqu’il commença à écrire des poèmes, il fut accusé d’incitation et placé en "détention administrative" sans jugement.
C’est à cette époque qu’il écrivit l’un de ses poèmes les plus connus, "Carte d’Identité", un poème exprimant la colère d’un jeune homme grandissant dans ces conditions humiliantes. Il commence par les mots explosifs : "Inscris : je suis arabe !"
C’est à cette époque que je l’ai rencontré pour la première fois. Il est venu à ma rencontre avec un autre jeune homme du village fortement engagé au plan national, le poète Rashid Hussein. Je me souviens d’une de ses déclarations : "Les Allemands ont tué six millions de Juifs et à peine six ans plus tard vous avez fait la paix avec eux. Mais avec nous,les Juifs refusent de faire la paix."
Il a rejoint le parti communiste, le seul parti à l’époque où un nationaliste arabe pouvait militer. Il éditait leurs journaux. Le parti l’envoya à Moscou poursuivre des études, mais l’exclut lorsqu’il décida de ne pas retourner en Israël. Il passa alors à l’OLP et rejoignit le quartier général de Yasser Arafat à Beyrout.
C’EST LÁ que je l’ai retrouvé, à l’une des périodes les plus passionnantes de mon existence, lorsque j’ai franchi les lignes en juillet 1982, au plus fort du siège de Beyrout, pour rencontrer Yasser Arafat. Le leader palestinien avait insisté pour que Mahmoud Darwish soit présent à cet événement symbolique, sa toute première rencontre avec un Israélien. Il envoya quelqu’un le chercher.
Sa description du siège de Beyrout est l’une des œuvres les plus impressionnantes de Darwish. C’est en ces jours-là qu’il est devenu le poète national. Il accompagnait la lutte palestinienne, et aux sessions du Conseil National Palestinien, l’institution qui fédérait toutes les composantes du peuple palestinien, il enflammait le hall par la lecture de ses vibrants poèmes.
Pendant toutes ces années, il était très proche d’Arafat. Alors qu’Arafat était le leader du mouvement national palestinien, Darwish en était le leader spirituel. C’est lui qui a rédigé la Déclaration Palestinienne d’Indépendance adoptée par la session de 1988 du Conseil National à l’initiative d’Arafat. Elle est tout à fait semblable à la Déclaration Israélienne d’Indépendance que Darwish avait apprise à l’école.
Il en comprenait clairement la signification : en adoptant ce document, le parlement palestinien en exil acceptait en pratique l’idée de créer un Etat palestinien à côté d’Israël, sur seulement une partie de la patrie, comme le proposait Arafat.
L’alliance entre eux deux se brisa lors de la signature des accords d’Oslo. Arafat y vit "le meilleur accord dans la pire des situations". Darwish pensait qu’Arafat avait fait trop de concessions. Le cœur national s’opposa à la pensée nationale. (Cette controverse historique n’a pas encore trouvé de conclusion à ce jour, après que l’un et l’autre sont morts.)
Depuis lors, Darwish vivait à Paris, à Amman et à Ramallah – le Palestinien errant qui a remplacé le Juif errant.
IL NE désirait pas être le poète national. Il ne désirait pas du tout être un poète politique, mais un poète lyrique, un poète de l’amour. Mais, dès qu’il prenait cette direction, le long bras du destin palestinien le ramenait à lui.
Je ne suis pas qualifié pour porter un jugement sur ses poèmes ou pour apprécier son importance en tant que poète. Des experts reconnus de la langue arabe discutent âprement entre eux de la signification de ses poèmes, de leurs nuances, de leurs images et de leurs évocations. Il maîtrisait l’arabe classique et était familier également de la poésie occidentale et israélienne. Beaucoup de gens considèrent qu’il était le plus grand poète arabe et l’un des plus grands poètes contemporains.
Sa poésie lui permettait de réaliser ce que personne n’avait réussi à faire par d’autres moyens : réunir toutes les composantes du peuple palestinien divisé et séparé – en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza, en Israël, dans les camps de réfugiés et à travers toute la diaspora. Il appartenait à toutes ces composantes. Les réfugiés pouvaient s’identifier à lui parce qu’il était un réfugié, les Palestiniens citoyens d’Israël pouvaient s’identifier à lui parce qu’il était l’un des leurs, et aussi les habitants des territoires palestiniens occupés, parce qu’il était l’un de ceux qui combattait contre l’occupation. Cette semaine, des gens de l’Autorité palestinienne ont essayé de l’exploiter pour leur lutte contre le Hamas. Je ne pense pas qu’il aurait été d’accord. En dépit du fait qu’il était un Palestinien totalement laïque et très éloigné du monde religieux du Hamas, il traduisait les sentiments de tous les Palestiniens. Ses poèmes parlent aussi à l’âme d’un membre du Hamas de Gaza.
IL ÉTAIT le poète de la colère, de la nostalgie, de l’espoir et de la paix. C’étaient là les cordes de son violon.
La colère pour l’injustice faite au peuple palestinien et à chaque Palestinien. La nostalgie pour "le café de ma mère", pour l’olivier de son village, pour la terre de ses ancêtres. L’espoir que le conflit aura un fin. Le soutien de la paix entre les deux peuples, fondée sur la justice et le respect mutuel. Dans le documentaire de la réalisatrice franco-israélienne Simone Bitton, il désignait l’âne comme le symbole du peuple palestinien – un animal sage, patient qui réussit à survivre. Il comprenait la nature du conflit mieux que la plupart des israéliens et des palestiniens. Il parlait d’“une lutte entre deux mémoires”. La mémoire historique palestinienne s’affronte à la mémoire historique juive. La paix pourra advenir seulement lorsque chaque partie comprendra les souvenirs de l’autre – leurs mythes, leurs nostalgies secrètes, leurs espoirs et leurs craintes.
C’est la signification de la parole du général égyptien : la poésie exprime les sentiments les plus profonds d’un peuple. Et seule la compréhension de ces sentiments peut ouvrir la voie à une paix réelle. Une paix entre politiciens ne vaut pas grand chose sans une paix entre les poètes et le public dont elle est l’expression. C’est pourquoi Oslo a échoué, et c’est pourquoi la soi-disant négociation actuelle pour un "shelf agreement" est à ce point dépourvue d’intérêt. Elle ne repose sur rien au plan des sentiments des deux peuples.
Il y a huit ans, le ministre de l’éducation de l’époque Yossi Sarid essaya d’introduire deux poèmes de Darwish dans les programmes scolaires israéliens. Cela souleva la colère et le Premier ministre Ehoud Barak décida que "le public israélien n’est pas disposé à cela". Cela signifiait en réalité que "le public israélien n’est pas disposé à la paix."
Cela peut encore être vrai. La paix réelle, la paix entre les peuples, la paix entre les enfants nés cette semaine, le jour des obsèques , à Tel Aviv et à Ramallah, adviendra seulement lorsque les élèves arabes apprendront le poème immortel de Chaim Nachman Bialik "La vallée de la mort", concernant le pogrom de Kishinev, et lorsque les élèves israéliens apprendront les poèmes de Darwish sur la Nakba. Oui, les poèmes de colère aussi, y compris le vers "allez vous en et emportez vos morts avec vous." Á défaut de comprendre et de faire face courageusement à la colère intense suscitée par la Naqba et ses conséquences nous ne comprendrons pas les racines du conflit et nous ne serons pas en mesure d’y apporter une solution. Et un autre grand homme de lettres palestinien, Edward Said, disait : à défaut de comprendre l’impact de l’holocauste sur l’âme israélienne, les Palestiniens ne pourront pas traiter avec les Israéliens.
Les poètes sont les ordonnateurs du conflit entre les mémoires, entre les mythes, entre les traumatismes. Nous aurons besoin d’eux sur le chemin vers la paix entre les deux peuples, entre les deux Etats, pour construire un avenir commun.
Je n’étais pas présent aux funérailles nationales organisées par l’autorité palestinienne à la Mouqataa, si bien organisées et coordonnées. J’étais là deux heures plus tard lorsque son corps fut inhumé sur une belle colline, dominant l’environnement.
J’ai été profondément impressionné par l’assistance qui s’était rassemblée sous un soleil brûlant autour de la tombe recouverte de couronnes de fleurs pour écouter la voix enregistrée de Mahmoud lisant ses poèmes. Ceux qui étaient là, membres de l’élite ou simples villageois, étaient unis à l’homme dans le silence, dans une communion tout à fait intime. Malgré la foule, ils nous ont ouvert un chemin, à nous les Israéliens qui étions venus lui rendre hommage au bord de sa tombe.
Nous avons dit notre adieu silencieux à un grand Palestinien, à un grand poète, à une grande figure humaine.
Article écrit le 16 août 2008, publié en hébreu et en anglais le 17 sur le site de Gush Shalom – Traduit de l’anglais "The Anger, the Longing, the Hope" pour l’AFPS : FL

FONTE: Association France Palestine Solidarité - Paris,France

Demónio vermelho contra exército lendário


Demónio vermelho contra exército lendário

Cinema. Estreia-se hoje em Portugal 'Hellboy II: O Exército Dourado', o segundo filme da projectada trilogia do realizador Guillermo del Toro, com base na personagem criada pelo autor de 'comics' Mike Mignola. Ron Perlman volta ao papel principal, numa aventura mais próxima do universo da fantasia
O realizador mexicano Guillermo del Toro está tão decidido a levar avante a sua trilogia de filmes com a personagem de Hellboy, criada nos comics por Mike Mignola na década de 90, e transposta ao cinema pela primeira vez em 2004 em Hellboy pelo autor de O Labirinto do Fauno, que recusou projectos tão suculentos como Eu Sou a Lenda, Harry Potter e o Príncipe Misterioso e Halo - este produzido por Peter Jackson. Tudo para se poder dedicar inteiramente ao segundo filme da série: Hellboy II: O Exército Dourado, em estreia hoje nos cinemas portugueses.

Esta segunda aventura cinematográfica do demónio arrancado ao Inferno pelos nazis, mas que acabou a combater pelas forças do bem ( e que volta a ser interpretado pela bisarma Ron Perlman), foi rodada na Hungria com um orçamento de pouco mais de 70 milhões de dólares (cerca de 47 milhões de euros). Del Toro e Mike Mignola consideraram várias hipóteses para a história, nomeadamente a utilização de figuras clássicas do fantástico como Drácula, Frankenstein e o Lobisomem.

Finalmente, realizador e autor optaram por afastar o enredo de Hellboy II: O Exército Dourado do ambiente de II Guerra Mundial do filme original, e aproximá-lo do reino do folclore e dos contos de fadas anglo-saxónicos. Segundo explicou Mike Mignola numa entrevista, esta parte II "já não se centra em nazis, máquinas e cientistas loucos, mas sim em deuses antigos e em criaturas que foram como que expulsas do nosso mundo".

O filme contém, por isso, algumas referências à figura e à obra do escritor anglo-irlandês Lorde Dunsany, um dos nomes clássicos e maiores da literatura de fantasia.

Assim, Hellboy e os seus parceiros têm que enfrentar desta vez o lendário Exército Dourado ("70 vezes 70 soldados mecânicos"), reactivado do seu sono milenar pelo albino e maléfico príncipe Nuada (interpretado pelo ex-Bros Luke Goss, que já havia entrado noutro filme de Guillermo del Toro, Blade 2) para invadir e conquistar o mundo dos humanos, e reclamar a Terra para as criaturas do "reino mítico".

Apesar de querer ainda fazer o terceiro e último filme protagonizado por Hellboy, Guillermo del Toro vai agora "mergulhar" durante bastante tempo na Terra Média. O realizador tem que preparar os dois filmes de O Hobbit, baseados no livro de Tolkien, cujos argumentos irá escrever em parceria com Peter Jackson, também produtor com a sua mulher e associada Fran Walsh.

As duas partes de O Hobbit deverão estrear-se nos natais de 2011 e 2012, respectivamente.- E.B., com Wikipedia, www.imdb.com e Empire

FONTE: Diário de Notícias - Lisboa - Portugal

23 autores querem cadeira de Machado


Letras23 autores querem cadeira de Machado

21 de Agosto de 2008 09:08
A Academia Brasileira de Letras escolhe, em eleição na tarde desta quinta-feira, seu novo membro, que assumirá a vaga deixada por Zélia Gattai, morta em maio. Vinte e três candidatos participarão da disputa, uma das mais concorridas da história da ABL.
Os aspirantes a “imortal” estão de olho na cadeira que já pertenceu a Machado de Assis, uns dos fundadores da Academia. Mas também no salário de 15.000 reais, que pode ser elevando em 1.500 reais por semana, caso o “imortal” comparece às famosas reuniões semanais – regadas a canapés, chás e fofocas.
Para ser eleito, o novo integrante precisará do apoio de ao menos 20 dos 39 componentes da Academia. Caso ninguém consiga a maioria simples, é realizada nova votação – num total de quatro. Se o resultado persistir, o processo recomeça do zero, com novas inscrições.
Segundo os acadêmicos que resolveram quebrar o silêncio e falar sobre o assunto, a disputa será apertada. “A Academia não marchou para um candidato único. Há pelo menos cinco com votos. É possível até mesmo que nenhum obtenha maioria”, disse Lêdo Ivo, segundo reportagem do site do jornal Folha de S. Paulo.
Apesar do tradicional silêncio, comenta-se nos bastidores os nomes de quatro favoritos. São eles: o romancista Antônio Torres, o crítico musical Luiz Paulo Horta, a historiadora Isabel Lustosa, o escritor e cartunista Ziraldo e crítico literário e romancista Fábio Lucas.
Há, porém, quem corra por fora. Afinal, a candidatura é aberta a qualquer brasileiro com ao menos uma obra publicada. É o caso do aposentado paranaense Paulo Hirano, de 72 anos, em sua nona disputa, que envia periodicamente cópias de artigos de sua autoria publicados na imprensa, além de um exemplar do único livro editado.
LINKS RELACIONADOS
• Perguntas e Respostas Sucessão na ABL: tradição e fofocas na escolha dos 'imortais'

FONTE: veja on-line (Assinatura) - São Paulo,SP,Brazil

Agosto do Poeta


21/08/2008 às 00:00:00 - Atualizado em 20/08/2008 às 20:31:44
Agosto do Poeta
Para comemorar os 64 anos de Paulo Leminski, temos dois encontros marcados com o poeta. Sexta-feira, na Livrarias Curitiba (Palladium), o biógrafo Toninho Vaz conta Leminski, enquanto Michele Pucci canta. Domingo, no Original Beto Batata, o dia 29 de agosto de 1944 será memorado com felicidade pelo catatau de amigos do polaco.

Das memoráveis lembranças de Paulo Leminski, guardo uma entrevista realizada em outubro de 1982 para o suplemento Fim de Semana, deste O Estado do Paraná. Foi no restaurante Hummel-Hummel, no Largo da Ordem. Em torno do poeta, os editores Aramis Millarch, Maí Nascimento e este colunista, mais o convidado e amigo especial Manoel Carlos Karam. Ingborg Rüst, a proprietária daquele inesquecível reduto germânico, nos assessorou com o cardápio e a adega da casa.

Longa noite, longa e rara entrevista. Nas quatro páginas em corpo 9 (mais algumas laudas de excesso), Paulo Leminski nos concedeu um raro resumo do intelectual “engajado no difícil” (pela primeira vez assim se definiu) e nos relatou (num só fôlego e sem nenhum parágrafo) a saborosa história de um polêmico encontro com artistas de vanguarda realizado em São Paulo, promovido pela revista IstoÉ.

O polaco não era fácil, como veremos a seguir.

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Paulo Leminski - Cheguei lá imbuído dos melhores propósitos, preparado, embalado com mísseis balísticos intercontinentais, Exocet, pô, de São Paulo para o Rio há aquele prestígio que eu conheço. Bom, chego lá, numa mesa tem uma starlet da Globo, mais aquele cara que fez “Jânio Quadros em 24 quadros”. E uma guria, que parecia mais uma modelo de revistinha de sacanagem, e um garotinho bonitinho que sempre estava mexendo com as mãos. Bom, e o Arrigo Barnabé, amigo meu, e já sentei ao seu lado. Curitiba e Londrina, Jaime Lerner e José Richa, sabe como é. Já fizemos aquela comunidade de cotovelo ali, né? Estávamos lá para discutir os caminhos da nova arte brasileira nos anos 80s em direção ao ano 2000. Isso é barra pesada, sabe como é? Aí começou um festival de besteira que não dava mais. Aí uma daquelas starlets começa: “Minha opinião é a seguinte: sabe, eu comecei como modelo fotográfica e daí fui convidada para trabalhar numa novela das 6. Porque, sabem, existe um certo preconceito quanto ao consumo, mas eu acho...”. Pô, eu comecei a me putear. Não saí de Curitiba, viajando de avião, que é negócio que já deixa nervoso, e chegando a São Paulo para ouvir uma bobagem dessas, uma idiota dessas! Passou-se para o outro e seguiu-se a bobajada, tinha-se que aguentar 30 minutos de besteiras... Bom, perdi a paciência! Levantei, bati a mão na mesa e fui buscar mais uma birita lá no balcão. Era no salão do Othon Hotel, tinha estenografia, gravação, o diabo! Todo um grande aparato. Eu, como bom mafioso, não iria sozinho. Tinha uns cinco da minha patota. O Régis (Bonvicino), uns outros caras que também estavam tumultuando no durante, e que também eram amigos do Arrigo. Então ficou uma cunha, uma espécie de célula cancerosa destruindo. A guria uma hora me puxou num canto e disse: “Isso aqui não é um happening. Estou aqui trabalhando e você acabando com o meu trabalho”. Disse: “Tá bom, vou voltar!”. Mas ela me deixou as marcas da unha na mão. Foram quatro horas de gravação e estenografia! Nunca fui tão estenografado em toda a minha vida! Quiseram acabar comigo. É como diz o Mick Jaeger: “O que interessa o que dizem de mim na página 46, se estou na capa?”. Eu fiz uma intervenção, tive uma performance, coisa inclusive banal em qualquer Bienal hoje. Mas daí a guria pensou que eu iria ficar que nem um professor da USP, da PUC: “Não, sim, sob o ponto de vista cultural...”. Pô, posso até fazer isso se estiver bem careta, mas se estou muito louco faço outra coisa. E assumo essas duas coisas. É como captar rádio. Uma hora me levantei e disse que qualquer bar de Curitiba, numa sexta-feira, às 9 da noite, tinha nível mais alto que aquela mesa.

FONTE: Paraná-Online (Assinatura) - Curitiba,PR,Brazil

quarta-feira, agosto 20, 2008

Just in Time















Criatura de papel? - por Felipe Fortuna

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10/8/2008 21:32:00
Criatura de papel?


Por Felipe Fortuna
Convivi por mais de dez anos com uma mulher fora do comum: além de belíssima, dominava o latim e o italiano e manejava com perfeição o arco-e-flecha. Perfeita amazona, talentosa ao tocar alaúde, essa mulher é uma das poetas mais intensas que se pode ler: e confessou seu amor por um poeta e diplomata quando ainda se encontrava casada com um comerciante da sua cidade natal. Viajante fugaz, artista passável, esse amante deixava a mulher fora de si com sua presença, porém muito mais com as seguidas ausências, que a faziam rimar versos de aguda saudade: “Ó belos olhos, ó olhares cruzados, / Ó quentes ais, ó lágrimas roladas, / Ó negras noites em vão esperadas, / Ó dias claros em vão retornados! (...) / De ti me queixo: esses fogos que trago / No coração causaram muito estrago, / Mas não te queima um lampejo sequer.”
Essa mulher se chama Louise Labé, viveu e morreu em Lyon entre 1522 e 1566 e seu único livro – Obras, publicado em 1555 –, se transformou num modelo do lirismo apaixonado da Renascença e de todos os tempos. Também se tornou a manifestação pioneira e irradiante do feminismo. Pois, consciente da sua singularidade em meio aos literatos, Louise Labé escreveu que “As severas leis dos homens não mais impedem as mulheres de se aplicarem às ciências e às disciplinas. (...) Aquelas que têm facilidade devem empregar essa honesta liberdade que nosso sexo antigamente tanto desejou para cultivá-las; e mostrar aos homens o equívoco em relação a nós quando nos privavam do bem e da honra que delas podiam vir.” Sua lucidez ia a extremos e flagrava até mesmo o mau comportamento de outras mulheres, que recriminavam os modos liberados (ou libertinos) da poeta. Contra essas mulheres algo invejosas, Louise Labé escreveu em sua “Elegia III”: “Não condeneis de maneira tão rude / Um jovem erro em minha juventude, / Se um erro foi: porém, quem sob o Céu / Se vangloria de jamais ser réu?” Conhecedora dos pontos culminantes dos sentimentos, a poeta compôs ainda a “Disputa de Loucura e de Amor”, impressionante peça teatral acerca das poucas diferenças e das muitas similaridades entres aqueles dois deuses que regem a vida humana.
Traduzi a obra integral de Louise Labé, finalmente publicada em 1995 numa edição que suponho agora esgotada. Juntei-me assim a um cortejo de admiradores da poeta lionesa, fascinados com sua obra de apenas 24 sonetos, 3 elegias e uma peça. Rainer Maria Rilke, também seu tradutor, considerava a poeta uma das grandes amantes já existentes, cuja força sentimental ultrapassaria o ser amado. Na História da Loucura (1972), Michel Foucault classificou o texto em prosa como crucial para o questionamento da distinção entre razão e loucura, considerada a possibilidade de infiltração de uma na outra. Obviamente, a vida e a obra tão intensas de Louise Labé muitas vezes se enredaram em controvérsias e incompreensões, algumas chocantes. O teólogo Calvino preferiu chamar a poeta de plebeia meretrix, como se estivesse gritando na rua. E até Simone de Beauvoir, em O Segundo Sexo (1949), sentenciou: “Louise Labé era sem dúvida uma cortesã: de todos os modos, teve uma grande liberdade de comportamento.”
Nenhuma dessas críticas e opiniões negativas conseguiu abalar o culto em torno àquela obra excelente. Em 2006, porém, a professora Mireille Huchon publicou um livro radical: Louise Labé, Uma Criatura de Papel. Especialista na literatura do século XVI, respeitada docente da Sorbonne, ela formulou a seguinte tese: o único livro de Louise Labé teria sido elaborado por pelo menos três escritores, todos homens, incluindo-se o amante Olivier de Magny; a poeta amorosa seria, portanto, uma invenção de beletristas que pretenderam “louvar Louise”, seguindo a moda iniciada pelo italiano Petrarca ao “louvar Laura” em seus poemas... Em suma: toda a obra de Louise Labé não passaria de uma espetacular impostura, de uma fraude que conseguiu atravessar séculos. Por meio de explicações eruditas e análises que beiram a investigação de um detetive, estaria provado que Louise Labé fora mesmo “uma criatura de papel”, ou uma “mulher de palha” que jamais escrevera um verso.
A autoridade de Mireille Huchon – ampliada nas páginas de Le Monde por um artigo de apoio do acadêmico Marc Fumaroli, também especialista na Renascença francesa – pairou por algum tempo, ameaçadora, sobre a convicção de que Louise Labé escreveu sobre seus amores e transmitiu novas idéias. Aos poucos, porém, foi a obra singular que se impôs sobre as dúvidas quanto à existência da escritora: afinal, os documentos demonstram que houve em Lyon uma Louise Labé admirada por outros poetas. Portanto, qual o sentido de fabricar uma escritora a partir de alguém que já existia? Por que uma falsificação coletiva teria perdurado por tanto tempo, sem qualquer suspeição? E qual o propósito artístico da fraude?
O argumento mais forte contra a tese da “criatura de papel” é, insisto, a existência da obra de Louise Labé: muito superior e mais coerente, na qualidade, na inovação e na sua unidade do que a obra daqueles que teriam elaborado a impostura – entre os quais, o poeta Maurice Scève, chefe literário da sua geração. A obra da poeta, marcante pelo estilo pessoal e por características de pensamento, dificilmente poderia ser produto de um grupo de falsificadores.
Resta, porém, compreender os esforços de Mireille Huchon, que coletou pacientemente várias presunções e nunca apresentou a prova irrefutável da sua tese. A quimera de Louise Labé se prolongou, na prática, para a quimera das idéias de sua intérprete, que está viva e existe. A professora demonstra todos os defeitos do especialista, que trabalha com os instrumentos técnicos e acadêmicos e nunca se pergunta sobre o significado intrínseco dos versos que leu. Volto à poeta: “Eu vivo, eu morro; no fogo eu me afogo. / No calor sinto o frio que me perfura; / A vida é muito mole e muito dura. / Sinto fastios e alegrias logo.” Ao contrário de Mireille Huchon, eu ainda quero sonhar muitas vezes com Louise Labé.
Felipe Fortuna nasceu no Rio de Janeiro, em 1963. Mestre em Literatura Brasileira (PUC/RJ), é poeta e ensaísta, e vem colaborando regularmente na imprensa brasileira. Publicou Ou Vice-Versa (1986), Atrito (1992) e Estante (1997), poemas; A Escola da Sedução (1991) e A Próxima Leitura (2002), crítica literária; Curvas, Ladeiras - Bairro de Santa Teresa (1997) e Visibilidade (2000), ensaios. Traduziu a obra integral da poeta francesa Louise Labé no volume Amor e Loucura (1995). Diplomata, atualmente trabalha em Londres. Em 2005, publicou um novo livro de poemas, juntamente com os três anteriores, no volume Em Seu Lugar (Editora Francisco Alves). E-mail: felipefortuna@felipefortuna.com


FONTE: http://www.cronopios.com.br/

AEMS realiza curso sobre "A Morte e o Morrer"

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20/08/2008 - 08h32

AEMS realiza curso sobre "A Morte e o Morrer"
Curso de extensão acontece neste sábado e é destinado a alunos e profissionais da área da saúde
Da redação

A AEMS (Faculdades Integradas de Três Lagoas) realiza, neste sábado (23), o curso de extensão universitária sobre "A Morte e o Morrer", sob coordenação do psicólogo Adailson Moreira.

O curso terá duração de quatro horas (8 às 12 horas), e destina-se a alunos e profissionais da área de saúde em geral, como psicólogos, enfermeiros, médicos, assistentes sociais, cuidadores de pacientes terminais e interessados, abordando questões ligadas ao processo de morrer, o sentido da vida e da morte, traçando uma visão panorâmica sobre a percepção da morte ao longo da história humana, o temor da morte, o suicídio, o luto normal e o patológico, e questões ligadas aos profissionais da saúde, como preparo e suporte psicológico, integração em equipes multidisciplinares e a escuta de pacientes terminais.

Currículo

Adailson Moreira é psicólogo e coordenador do curso de psicologia da AEMS, com especialização em suporte para pacientes terminais. É pesquisador na área de Psicologia do Luto. O curso é uma promoção do curso de graduação em Psicologia da AEMS e destina-se a capacitar profissionais da saúde para atuação junto a equipes multidisciplinares de cuidados paliativos em hospitais, postos de saúde, domicílios e entidades que tratam de pacientes de oncologia, AIDS e outros doenças crônicas, incuráveis e fatais.

Informações sobre o curso podem ser obtidas diretamente na secretaria da AEMS, pelo telefone 2105-6060.
Assessoria de Comunicação/AEMS
FONTE: Hoje (Três Lagoas) - Três Lagoas,MS,Brazil
http://www.hojems.com.br/

terça-feira, agosto 19, 2008

UM OUTRO OLHAR SOBRE O NOSSO JUDÔ EM PEQUIM

Ketleyn Quadros em ação

UM OUTRO OLHAR SOBRE O NOSSO JUDÔ EM PEQUIM

O judô de escola japonesa, ou o judô mais tradicional como queiram chamar. Tomava como um dos seus princípios algo que dizia: "nunca te orgulhes de haver vencido um adversário, aquele que venceste hoje poderá vencerte amanhã, a única vitória que perdura é aquela obtida sobre a própria ignorância".

Lendo isto, sempre tive a impressão, que aqueles que competem impregnados por certa obcessão pela vitória, acabam se afastando das condições ideais para alcançar grandes resultados.

O Brasil foi a Pequim competir no judô seriamente curvado pela responsabilidade de trazer de volta um pote de ouro, mas não é atrás do ouro que corre o judô.

Alguém viu no judô brasileiro comportamento vergonhoso, algo que sugira falta de empenho, de compromisso com o próprio esporte, ou ficamos com aquela impressão curiosa de que, se tudo acontecesse de novo vários resultados poderiam ter sido diferentes?

Eu não sou cronista de judô, nem tampouco atleta com passado que possa me credenciar para o que quer que seja, aprecio o judô como quem aprecia a poesia, com sentimentos de apreciador.

Ideograma do vazio
Mas, para quem vem sendo despertado para a modalidade, e quer saboreá-la da forma que sinto ser a melhor, gostaria de trazer um pouco da história de um lendário samurai japonês chamado Miyamoto Musashi.

Musashi nasceu na aldeia de Miyamoto, província de Mimasaka, e se chamava Musashi Fujiwara. De seu pai, Shinmen Munisai, um pequeno fidalgo rural, teve as primeiras lições com a espada. Aos treze anos, travou seu primeiro duelo, vencendo o então famoso espadachim Arima Kibei.

Além de ter sido um duelista imbatível, Musashi também se dedicou a outras artes, como a caligrafia e a escultura, e chegou a escrever livros sobre esgrima e estratégia. Seu tratado mais conhecido é o Gorin No Sho (Livro dos Cinco Elementos).

Em seu Livro dos Cinco Elementos, capitulado no Livro do Vazio quase como um ápice na formação de um samurai, diz Musashi sobre "... o que não tem princípio e não tem fim. Atingir este princípio significa não atingir este princípio". Fala com isto que a concentração absoluta é na verdade o alheamento absoluto.

Nestes nossos tempos de cronômetros, táticas, de obrigar os adversários a cometer faltas, esta lição, dada pouco depois da descoberta do Brasil, tão parecida com conceitos modernos da psicanálise, aponta para um erro moderno na prática do judô.

O judoca, competindo, tem que estar totalmente concentrado, mas, nada obstante, alheio, o que não é possível na obcessão por resultados, adversários e cronômetros.

Musashi não conhecia psicologia desportiva, não tinha curso superior, mas era um artista, um guerreiro, e se manteve vivo com esta concepção.

Paisagem pintada por Miyamoto Musashi (1584-1645)

Saboreando o judô brasileiro nas Olimpíadas de Pequim, de vitórias e derrotas, júbilos e manifestações de pesar. Colhi, uma presença - ou seria uma ausência - que me fez sorrir tranquilo da convicção que tenho: "o olhar de Ketleyn Quadros".

Miyamoto Musashi, conce~ção do mangá vagabond
Para aquela jovem atleta mineira (que tem também um lindo sorriso), tudo estava ali, mas ela estava absolutamente só, e, quem a viu lutando, teve a absoluta clareza de que não haveria táticas, cronômetros e temores, mas uma guerreira, com um olhar milenar, sobre adversários e cenários que significavam tudo, mas nada significavam...

O sorriso de Ketleyn

Enfim ... quem não pode encontrar o que queria no judô brasileiro em Pequim, talvez pudesse ser beneficiado por um outro olhar.

FONTE: http://judoepoesia.blogspot.com/

quinta-feira, agosto 07, 2008

PECHINO2008: JUDO, SUL TATAMI LE STAR RINER E ISHII


PECHINO2008: JUDO, SUL TATAMI LE STAR RINER E ISHII

(AGI/AFP) - Pechino, 7 ago. - Il campione del mondo dei pesi massimi francese Teddy Riner incontrera' sul tatami l'astro nascente del judo nipponico, Ishii Satoshi: i due giovanissimi atleti (19 e 25 anni) competeranno infatti nella stessa categoria di peso, sorteggiati in due gruppi diversi. Ma l'estrazione ha riservato sorprese interessanti anche per le altre categorie. Il campione europeo, l'austriaco Ludwig Paischer potrebbe affrontare al secondo turno della classe 60kg il campione del mondo olandese Ruben Houkes. Nei 73kg il campione europeo belga Dirk van Tichelt affrontera' l'argento mondiale Elnur Mammaldie, dall'Azerbaijan, nel match d'apertura. Il greco Ilias Iliadis, che ha vinto l'oro della categoria 85kg ai Giochi di Atene, affrontera' il campione europeo Michael Pinske, tedesco, medaglia d'oro mondiale nel 2000.


FONTE: AGI - Agenzia Giornalistica Italia - Roma,Italy

Judo : Riner gâté par le tirage

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Rédaction le 07/08/08 à 18:16
Judo : Riner gâté par le tirage

Effectué jeudi soir à Pékin, le tirage au sort des épreuves olympiques de judo a été relativement clément avec les français. Grand favori des plus de 100kg, le champion d'Europe et du monde Teddy Riner se retrouve dans une partie de tableau délestée du Russe Tamerlan Tmenov et du Japonais Satoshi Ishii.
Si la meilleure chance de titre du judo français, Teddy Riner (+100kg), a été relativement épargné par le tirage au sort du tournoi olympique, ce n'est pas le cas de tous ses compatriotes. Hormis la seule judokate médaillée il y a quatre ans à Athènes, Frédérique Jossinet (-48kg), qui ouvrira le bal samedi contre la Kazakh Kelbet Nurgazina, les Bleus auront fort à faire. A l'image de Lucie Decosse (-63 kg), qui se retrouve dans un tableau avec toutes ses rivales des dernières grandes compétitions internationales.
S.C.


FONTE: Ouest-France - Rennes,France
http://www.ouest-france.fr/

COB anuncia Andressa Fernandes na vaga da judoca Érika Miranda



07/08/2008 - 12h41
COB anuncia Andressa Fernandes na vaga da judoca Érika Miranda

da Folha Online

Após dois dias, a judoca Andresa Fernandes foi inscrita pelo COB (Comitê Olímpico Brasileiro) na Olimpíada de Pequim-2008, substituindo Érika Miranda, que foi cortada na terça-feira em virtude de uma lesão nos ligamentos cruzado anterior e colateral medial do joelho direito.
A atleta viaja ainda nesta quinta-feira e chega a Pequim no sábado. Ela disputa a categoria meio-leve (até 52kg) e tem estréia na competição prevista para o domingo.
"Tive esses dois dias de angústia, mas a espera valeu a pena. É uma recompensa após vários anos de treinamento", disse Andressa Fernandes em entrevista ao canal Sportv.
Mesmo ausente do período de aclimatação com a delegação brasileira, que aconteceu no Japão, a judoca demonstra confiança. "Estou com muita vontade. Vou procurar fazer o meu melhor e tentar trazer uma medalha", afirmou.
A CBJ (Confederação Brasileira de Judô), através da treinadora da seleção brasileira feminina de judô, Rosicleia Campos, afirmou que a demora para a inscrição da atleta foi devido aos trâmites que são exigidos pela organização do evento.
"Em nenhum momento a CBJ desconsiderou trazer a Andressa. Mas acima da CBJ existe o COB, a FIJ (Federação Internacional de Judô) e o COI. Não poderíamos tomar uma decisão e depois não conseguir trazê-la", explicou.
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FONTE: Folha Online - São Paulo,SP,Brazil

OS Judo: Zware loting voor Van Tichelt en Jacques


OS Judo: Zware loting voor Van Tichelt en Jacques

PEKING - Judoka's Dirk Van Tichelt (-73 kg) en Catherine Jacques (-70 kg) hebben op de Olympische Spelen in Peking een uiterst sterke tegenstander geloot. Europees kampioen Van Tichelt komt in de eerste ronde uit tegen de Azerbeidzjaan Elnur Mammadli, die zilver pakte op het wereldkampioenschap 2007. Jacques treft de Italiaanse Ylenia Scapin, de Europese kampioene van dit jaar.

De 20-jarige Mammadli stond al twee keer tegenover Van Tichelt. De Antwerpenaar verloor dit jaar op de Super World Cup in Hamburg, maar won vorig jaar op het Europees kampioenschap.

De 33-jarige Scapin behaalde de Europese titel in Lissabon (waar Jacques zevende werd). Ze pakte olympisch brons in 2000 en 1996. Eerder dit jaar versloeg ze Jacques al op de wereldbeker in Warschau.

'Er zijn natuurlijk heel wat gemakkelijkere tegenstanders om tegen te starten', reageert coach Danny Belmans. 'Het wordt voor allebei een topmatch, maar dit zijn natuurlijk de Spelen.' 'Toch is het een raar systeem. Bij de loting wordt enkel rekening gehouden met de uitslag van het laatste wereldkampioenschap. Zo is het mogelijk dat de eerste van de wereld (Mammadli) uitkomt tegen de tweede (Van Tichelt). Maar ik denk dat beide Belgen in staat zijn om te winnen. Al heb ik minder zicht op Scapin, want die heeft zich dit jaar wat verstopt.'

De competitie van Dirk Van Tichelt staat geprogrammeerd op maandag 11 augustus, die van Catherine Jacques op woensdag 13 augustus..
ivb

FONTE: De Standaard - Groot Bijgaarden,Belgium

Brasileiros do judô conhecem primeiros adversários

Born on time .
By:
Patrick Desmet View Full Portfolio (94 images)

Brasileiros do judô conhecem primeiros adversários
Publicado em 07.08.2008, às 12h41
Os brasileiros Denilson Lourenço e Sarah Menezes conheceram nesta quinta-feira seus primeiros adversários no judô em Pequim. Os dois competem na categoria ligeiro e estréiam no sábado. Lourenço não deu sorte. Como há 33 atletas inscritos, 31 têm vaga direta na segunda rodada, e dois disputam uma luta a mais, para poder entrar na disputa. Foi o caso do brasileiro, que terá pela frente o ucraniano Maksym Korotum, que venceu a etapa de Praga da Copa do Mundo neste ano
O jovem Sarah Menezes, de 18 anos, fará sua estréia olímpica diante da húngara Eva Csernoviczki, medalhista de bronze no Campeonato Europeu e sétima colocada no Mundial da modalidade em 2008.
Fonte: Agência Estado

terça-feira, agosto 05, 2008

AYAHUASCA, HALLUCINOGENE OU ENTHEOGENE ? LA REVANCHE DES CHAMANES AMAZONIENS

(Peinture tentant de représenter des visions sous ayhahuasca-

NEWS NEWS NEWS L’ayahuasca est un breuvage hallucinogène, purgatif et hypnotique utilisé courrament par les chamanes azoniens. Depuis quelques années, beaucoup d’Européens s’intéresent à cette boisson stupéfiante, pour des raisons diverses - du “trip” à la mystique. Si bien que des « ayahuasca tours », assistés par des prétendus « chamanes », se développent en Amazonie depuis quelques étés. En marge, de nombreux voyageurs passionnés par les psychotropes et les « plantes sacrées » tentent d’approcher les chamanes par eux-mêmes. Ce n’est pas évident. Dans ces pays, le gringo signifie « dinero ». En même temps, des centres luxueux s’ouvrent dans toute l’Amérique amazonienne proposant des semaines d’épanouissement où l’ayahuasca est au menu.
Cette nouvelle vogue pour les chamanes, souvent mâtinée de « développement personnel » et de romantisme écologique, fleurit aussi dans les essais (des dizaines en français, du sérieux au fumeux) et la littérature. Côte cinéma, le pionnier, Oliver Stone présentait un Jim Morrison sous influence chamanique dans son film « The Doors » (1991). Depuis, Yan Kounen a réalisé « Blueberry »(2004), avec son duel sous ayahuasca, et un documentaire sur les chamanes Shipibo, « D’autres mondes » (2004). Yan Kounen vient de publier avec l’anthropologue Jeremy Narby - auteur du « Serpent Cosmique » (Georg), un best seller peu scientifique mais passionnant sur l’ayahuasca – et Vincent Ravalec – auteur de « Bois sacré. Initiation à l’iboga » (Diable Vauvert, 2004) -, un livre d’entretiens : « Plantes et chamanisme » (Mamaeditions, 2008). De son côté, la musicienne française Corine Sombrun raconte avec humour son initiation en Mongolie dans « Journal d’une apprentie chamane » (Pocket, 2004).
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(Le chamane Kajuyali Tsamani en Hollande)

REPORTAGE…
Kajuyali Tsamani verse le jus noir d’une bouteille dans un seau de plastic. C’est une décoction d’ayahuasca, le mystérieux breuvage des chamanes amazoniens. Il ajoute trois bons litres d’eau, remue à la spatule, une mousse marron apparaît. Kajuyali Tsamani est un « curandero », un guérisseur de la Colombie andine. La mixture ressemble à du chocolat. Je goûte. Très amère. « Je la caramélise pour mieux la conserver, et lui enlever son amertume » explique-t-il, souriant - il sourit toujours. Il porte une chemise blanche, un chapeau perlé, une bague à tête de jaguar. Nous quittons la petite tente pour rejoindre le grand marabout où doit se dérouler la « cérémonie ». Nous sommes dans la campagne hollandaise…
À l’intérieur, les organisateurs de ce cinquième « week-end ayahuasca » - 400 amateurs européens - ont voulu créé une ambiance « chamanique ». Un grand totem fait de peaux de mouton, de cornes de vache et d’ossements garde l’entrée. Au milieu, une fourrure mitée, des parures de plumes, des cristaux, des congas entourent un jaguar en plâtre. Cela fait assez mauvais western. Tout autour, une quarantaine de personnes attendent, enfoncés dans des sacs de couchage. Cadres en costume et artistes chevelus, étudiants, gens chics et routards. Des Allemands, Belges, Espagnols, Français, Hollandais, Lituaniens. De vingt-cinq à quarante-cinq ans. Moitié de femmes. Certains ont pris des champignons hallucinogènes à Bali, de la mescaline au Mexique. C’est au tour de l’ayahuasca. C’est 100 euros le verre. Une nuit de visions garantie.
Les effets stupéfiants de l’ayahuasca semblent terriblement puissants, à les écouter - comme à lire les reportages et récits touristiques, ouvrages sérieux ou « new age », sites de vente directe ou ethnologiques, publiés depuis que la vogue pour le chamanisme gagne l’Europe. Car beaucoup en ont pris la veille. Un Français dit s’être roulé dans la terre, en avoir mangé, s’être transformé en animal. C’était terrifiant, mais une « révélation ». Laquelle ? « J’ai été confronté à mes peurs les plus archaïques, et je les ai affrontées. » Un musicien allemand a éprouvé l’impression que des racines envahissaient son cerveau, puis se transformaient en serpents. Qu’a-t-il appris ? « Mon ego a dû abdiquer, s’abandonner aux visions. C’est comme si je visitais mon esprit. » Une jeune femme raconte avoir été assailli par des visions extraordinaires de fleurs et de végétations en mouvement, et la lune a murmuré son nom. Pourquoi veulent-ils prendre une drogue si forte ? En reprendre ce soir ? Qu’est-ce qu’ils cherchent ?Sous le marabout, certains avouent chercher un « bon trip ». D’autres, non sans romantisme, rêvent de redécouvrir un savoir visionnaire oublié, préservé par les chamanes et la fotêt. Plusieurs en parlent comme d’une expérience mystique. Certains veulent explorer leur inconscient. Ce soir, tous escomptent des révélations. C’est de « l’anarchisme spirituel » dit un peintre espagnol.Comment l’organisateur, un voyageur hollandais, voit-il cet engouement ? « C’est la plante qui appelle les gens. C’est difficile à expliquer ».

(Sous le marabout, la “cérémonie” va commencer)

Le "ministre du Diable"
« Chaman » ou « shaman » est un mot d’origine sibérienne. « Saman » en toungouse signifie « Celui qui gesticule », et évoque l’action de se comporter comme un animal en rut au cours d’une danse magique. Car le « shaman », à la fois guérisseur et figure puissante, sait entrer en contact avec le monde surnaturel et les esprits des animaux, afin d’y intercéder pour les hommes. En deux siècles, le terme a connu une notoriété et une polysémie extravagante. Au XVIIIe siècle, dans l’Encyclopédie, Diderot le pourfendeur des superstitions décrit le « schaman » sibérien comme un prètre imposteur s’appuyant sur la peur et la jonglerie. Un siècle et demi plus tard le « chamane », reprimé comme « ministre du diable » par les missionnaires, devient un personnage clef de l’anthropologie. C’est l’« homme médecine », le « féticheur », le « sorcier » que l’on semble retrouver dans toutes les sociétés animistes. Qui est-il ? Un prètre ? Un guérisseur ?En 1949, Claude Levi Strauss le présente comme un thérapeute et un magicien, et le compare au psychanalyste : « Etrange mélange de pantomime, de prestidigitation et de connaissances empiriques, ou l´on trouve mêlés l´art de feindre, l´évanouissement, la simulation de crises nerveuses, l´apprentissage de chants magiques, la technique pour faire vomir, des notions assez précises d´obstétrique, l´emploi d´espions.» (Le sorcier et sa magie, Temps Modernes). À l’inverse, en 1950, l’historien des religions Mircea Eliade fait du chamane le maître du sacré et des plantes psychotropes. « Le chamane est un psychopompe, spécialiste de la maitrise du feu, du vol magique et la transe extatique pendant laquelle son âme est censée entreprendre des ascensions et des descentes infernales » (« Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase »). Par la suite, cette image mystique du chamane expert en substances magiques, s’est répandue dans les milieux des voyageurs et de la contre-culture des années 1970, puis dans le mouvement « new age » et holistique – voyez le livre de Jéremy Narby sur l’ahayuasca, « Le serpent cosmique ».Aujourd’hui, anthropologues et ethnologues refusent de parler d’un chamanisme universel, et l’emploi du mot « chamane » à toutes les sauces les énerve. Eux s’acharnent à décrire des religions animistes pleines de diversité, des traditions médicinales différant selon les ethnies et les régions, plus encore selon les continents, sans parler des chamanes urbains. Ils refusent d’associer à chaque fois le chaman et l’usage des stupéfiants - comme le dit l’ethnologue Jean-Loïc Le Quellec (CNRS), spécialiste de l’art rupestre saharien, l’homme n’a pas besoin d’être en transe pour éprouver le sacré, ou décorer magnifiquement des grottes. Il ajoute, moquant cette nouvelle « chamania » : « Appeler « shamans » tous ces gens, c’est finalement prendre le risque de nier leur diversité, et renouveler les anciennes visions réductionnistes de l’humanité, en donnant un nouveau nom à ces « Autres » qu’on appelait naguère « Sauvages » ou « Primitifs.»

(Chamane shipibo)

« L’épice » du roman « Dune »
Il reste que dans l’Amérique centrale, le Mexique et la Grande Amazonie, les « curanderos » utilisent des champigons hallucinogènes (le psylocibe mexicana) et l’ayahuasca dans leurs cérémonies de guérisons – et de nombreux ethnologues les appellent des « chamanes ». On en voit plusieurs mener une cérémonie de solstice d’été chez les Indiens Shipibo-Conibo, dans le documentaire de Jan Kounen, « Autres mondes » (Ajoz Film). La cérémonie, très impressionnante, se passe la nuit. On y entend des chants psalmodiés (les fameux « icaros »), des percussions, on voit des gens rêver éveillés. On découvre aussi Jan Kounen pris d’une frayeur immense, secouru par un curandero. Pourquoi ces Indiens ont-ils « fasciné » le cinéaste ? Pourquoi participe-t-il à leurs cérémonies de prise d’ayahuasca une fois par an depuis sept ans ?Jan Kounen était invité au « World Psychedelic Festival » de Bâle consacré à « L’héritage des chamanes » (70 chercheurs et artistes invités) en mars dernier. Rendez-vous était pris : « Je suis venu à m’intéresser aux chamanes à cause de la science-fiction, l’héroic fantasy. J’adorais les romans de K.Dick, les bandes dessinées allumées de Moebius et Jodorovsky, tous ces univers extraordinaires. Par dessus tout, j’adorais « Dune », le roman de Frank Herbert, où une planète produit une « épice » qui modifie la conscience. Cette substance me captivait, je ne comprenais pas pourquoi. Ensuite, j’ai commencé à m’intéresser aux états modifiés de conscience, tout en étudiant le cinéma. Un film m’a marqué, « Au-delà du réel » de Ken Russel, où le héros va à la rencontre des Indiens, pour prendre avec eux une boisson hallucinogène. Je me suis dit, au vu des effets décrits, qu’il existait de véritables voies d’accés au fantastique. Après avoir réalisé « Doberman », il fallait que je découvre le sens de mon existence. J’ai voyagé en Inde, au Tibet. Je suis allé voir les Indiens, comme le héros de « Au-delà du réel ». C’est là que j’ai rencontré les chamanes et l’ayahuasca. »Qu’a-t-il appris d’eux ? Que lui est-il arrivé pendant la « cérémonie » chez les Shipibo ? « Pendant les cérémonies du solstice, j’ai vécu une expérience de « mort imminente », je suis passé de l’autre côté de la vie. Heureusement Quetsembetsa le chamane m’a protégé. Quand je suis revenu d’Amazonie, tout ce que je savais me semblait factice. Je n’étais plus un cinéaste de retour de repérage, mais un type ébranlé. J’ai appelé mes producteurs, qui finançaient mon voyage : « Venez avec moi en Amazonie, vous allez faire une expérience incroyable. C’est beaucoup plus important que le cinéma. » Evidemment, ils ne l’ont pas bien pris ! »À la même époque, Jan Kounen prépare le western « Blueberry », un des plus lourds budgets du cinéma français, qui se termine par un long duel d’entités apparues sous ayahuasca. Ce qui a dérouté beaucoup de spectateurs, et plus encore les producteurs. Pourquoi cette accumulation d’effets psychédéliques ?« Je ne veux surtout pas faire de prosélitisme. Mon histoire avec l’ayahuasca fut une experience très éprouvante, je ne la conseille à personne. Blueberry, dans le film, serait mort si le chamane n’allait pas le chercher. J’ai voulu que le message soit clair : ne prenez pas ces plantes sans guide. En même temps, je voulais en montrer la puissance magique, comment elle nous transforme. Par la suite, dans ma vie, suite à mes rencontres avec les chamanes, j’ai su comment mieux affronter mes peurs. C’est une des leçons de ces voyages, enfin pour moi. »


(Jan Kounen et le chamane Shipibo qui l’a initié)

La Maison du Jaguar
Kajuyali Tsamani aussi était l’invité du forum sur le chamanisme de Bâle. Il n’est pas un « curandero » ordinaire. S’il exerce ses soins près de la petite ville de Chahagui, en Colombie andine, il est aussi un anthropologue diplômé de l’Université Nationale de Colombie. Il a publié en 2004, à Bogota (ed. Zahir), « La gente del jaguar », où il traite de la symbolique du félin chez les Incas et présente la mythologie de la nation Kogi. Il participait en mai 2006 avec des psychologues, des neurologues, des médecins, au congrés international « Cultura y droga. Una mirada adentro » organisé par la société d’ethnopsychologie de Colombie. Comment l’anthropologue William Torres Carvajal est-il devenu le « curandero » Kajuyali Tsamani ? L’est-il vraiment ? Ou refait-il aux Occidentaux l’imposture géniale de Carlos Castaneda, l’anthropologue péruvien qui inventa les histoires initiatiques d’un sorcier Yaqui, Don Juan Matus, rompu aux stupéfiants naturels comme à voir l’invisible – un best-seller chez les hippies des années 1970 ?Kajuyali Tsamani a répondu à ces questions avec une douceur désarmante : « Après mes études d’anthropologie, en 1980, j’ai vécu deux ans avec les Kogis réfugiés dans la Sierra Nevada de Santa Marta, que je veux saluer ici. Ils vivent en dehors du monde, leur culture pré-colombienne a résisté aux Espagnols, ce sont des gens pacifiques et d’une grande spiritualité. Leurs chamanes m’ont accepté. C’est pour moi un grand honneur. Ensuite, pendant dix années, j’ai fréquenté les Indiens Sikuani, les Kofan, les Siona, les Muinane, les Huitoto. Les « abuelos » (les maîtres) m’ont enseigné à reconnaître les plantes curatives, préparer les parfums, les décoctions, les poudres à priser. Avec eux, j’ai appris les rituels du tabac, du yopo et la coca. Enfin, dans la vallée de Sibundoy, j’ai été initié à l’ayahuasca avec le « curandero » Taita Martin Agrada, qu’il soit honoré. »Beaucoup des informations que donne Kajuyali Tsamani se recoupent : par exemple on retrouve les noms des « abuelos », comme le vieux curandero « Taita Martin », dans les études ethnologiques de l’université de Colombie. Kajuyali Tsamani lui-même a fondé à Chachagui un centre de recherche sur le chamanisme, « La maison du Jaguar », où il forme des élèves. Il a écrit un livre sur l’ayahuasca, publié en Allemagne et en Colombie. Pourquoi selon lui un tel breuvage hallucinogène est-il utilisé comme remède par les plupard des ethnies indiennes de l’Amazonie – on l’appelle « yagé » au Pérou, « datem » en jivaro, « hunao » chez les Huitoto, « Mii » chez les Huaorani ? « Ayahuasca vient du quechua « aya », ancêtre, âme, défunt, et « huasca », liane, corde. Pour nous, l’ayahuasca contient l’énergie des esprits anciens, elle est le lien qui nous réunit à eux. Elle nous aide à communiquer avec nos parents, nos ancêtres. Selon notre mythologie, c’est une nourriture fondamentale offerte par la Mère Terre. D’après l’archéologue écuatorien Plutarco Narajo, elle est utilisée en Amazonie depuis deux à quatre mille ans comme médecine et plante magique. Quant à ses effets, c’est d’abord une plante purgative et laxative. Nous l’appelons « la purga », la purge. En Colombie, les habitants en prennent quand ils ont des fièvres, souffrent d’alcoolisme, se sentent mal. Mais pour un « curandero », la maladie n’est pas seulement physique, elle revèle que le patient ne respecte plus certaines règes, ne vit plus en harmonie avec la nature ou ses proches. L’ayahuasca lui donne accés aux « esprits » des animaux, à leur puissance, elle lui montre les forces invisibles à l’oeuvre dans les arbres, les montages, la nature. Elle revisite le passé, fait revenir les parents disparus. C’est un voyage intérieur qui l’aide à remettre les choses à leur bonne place. »Pourquoi Kajuyali Tsamani mène-t-il des « cérémonies » en Europe ? L’initiation à l’ayahuasca lui semble bénéfique à tous. Et puis, il y a la loi de l’offre et la demande. Abandonne-t-il ses malades de Chachagui, en Colombie andine, au profit des riches Européens ? Non, il continue à vivre là-bas.



Le recouvrement d’âme


Le recouvrement d’âme
Dans l’Amazonie indienne, la médecine traditionnelle des chamanes demeure la première méthode de guérison, et la moins coûteuse. Les « curanderos » sont d’abord des rebouteux, des masseurs, des sage-femmes, qui préparent des décoctions, des emplâtres. Ce sont aussi des thérapeutes qui soignent « l’âme » du malade avec les plantes psychotropes comme le « chiric sinango » (une solanacée qui guérirait le « froid au cœur »), le tabac et l’ayahuasca. Il appelle encore la chance sur un commerce, un enfant, les récoltes, place quelqu’un sous la protection d’une « arcane » (une défense), ou bien fabrique des « pusangas » (des charmes) pour attirer l’amour, ou lance des « virotes », des fléches invisibles. Nous entrons là dans la sorcellerie. Car le chamane est aussi un personnage ambigu, capable de magie noire, craint, souvent tenu à l’écart. Au Pérou, on l’appelle « pandra », guérisseur, « sandatia », sage, mais aussi « metia nepuyéra », « jeteur de sorts ».La médecine traditionnelle d’Amérique Latine, longtemps méprisée en Occident, a commencé à être étudiée sérieusement à partir des années 1970. Depuis le début des années 1990, une nouvelle vague de chercheurs pluridisciplinaires, anthropologues, ethnologues, psychologues, éthnobotanistes, s’y attelle, n’hésitant pas à consommer les substances pour mieux comprendre. Ainsi l’anthropologue américain Michael Harner, qui a pris de l’ahayahuasca avec les Shipibo, pense que la « curacion » joue un rôle de guérison cathartique. Une de ses disciples, la psychologue Sandra Ingerman, devenue une figure du « développement personnel », parle de « recouvrement d’âme » et de réunification du soi après un traumatisme. L’anthropologue colombien Luis eduardo Luna et l’américain Michael J. Winkelman parlent d’un effet « pyschointégrateur ».En France, l’anthropologue Patrick Deshayes (Paris VII) décrit chez les derniers Huni Kuin (Brésil, Pérou) des rituels d’ayahuasca où l’on affronte et revit des peurs profondes qui vont être maitrisées, dominées grâce au chamane. La psychoanthropologue américaine Marlène Dobkin de Rios a cotoyé dix ans les guérisseurs de Belen (Pérou) les assimilent à une puissante séance d’hypnothérapie utilisant des techniques classiques de suggestion et de visualisation. Des études menées par le psychiatre américain Charles Grob (Hoasca Projet, 1992) auprès de 15 volontaires brésiliens prenant un « thé à l’ayhuasca » toutes les deux semaines depuis 10 ans ont montré une santé solide, de la confiance en eux, un optimisme à vivre - et ont mieux réussi les exercices de mémoire verbale que le groupe test.



Les plantes enthéogènes
Les plantes enthéogènes
Comment l’ayahuasca agit-elle ? Que dire de sa composition chimique ? Quelles plantes entrent dans sa composition ? Nous en savons plus, maintenant que des biochimites et neuropharmocologues étudient les plantes dites « anthéogènes », nom qu’ils préfèrent à « hallucinogène ». Enthéogène ? Le terme provient du grec « theos », dieu, associé à « gen », engendrer, et « en », à l’intérieur de soi. Le célébre banquier passionné de mycologie, Gordon Wasson, en a donné cette définition : « Libération ou expression du divin à travers de soi ». Les études descriptives ont suivi. Sont dites enthéogènes les substances qui déclencent des effets psychiques proches de ceux éprouvés et décrits par les mystiques : effroi sacré, intemporalité, contact ou fusion avec une présence puissante, innéfabilité, sentiment de joie ou d’extase, revisitation du passé, coexistence des contraires, certitude de la vie de l’âme après la mort, conscience de voir agir la conscience.De fait, les exemples historiques d’usages mystiques des plantes ne manquent pas : Gordon Wasson a découvert les champigons appelés « chair des dieux » (teo-nanacatl) dans les légendes des Nahua du Guatemala. Il affirme que le « soma » chanté dans les Rig Véda hindous, breuvage enivrant qui rend immortel, était fabriqué à partir d’anamite tue-mouche. Le chimiste Albert Hofman, découvreur du LSD (présent dans l’ergot du seigle), pense que les « religions à mystère » utilisent des psychotropes, comme les célébres « mystères d’Eleusis » en Grèce : le « kikeon », l’offrande à base de céréales consommée pendant l’initiation contenait apparemment du seigle moisi. Quant aux cérémonies en l’honneur de Dionysos, les phallophories, elles n’allaient pas sans amphores de vins et de boissons psychoactives.Depuis peu, les recherches sur les enthéogènes se sont focalisées sur l’ayahuasca. Le terme désigne une liane florescente, Banisteriopsis caapi – et queques autres de la même famille. Elle est préparée en décoction, toujours mélangée avec des feuilles d’un arbustre proche du caféier, la « chacruna » (psychotria viridis). Ce breuvage s’appelle aussi « ayahuasca ». Quelquefois, le chamane ajoute d’autres plantes psychoactives, cannabis, datura, brugmansia, chiric sanango, graines de volubilis, chacun sa recette. Cela donne des boissons aux effets différenciés. D’après le curandero Taita Martin Carveja : « Il faut apprendre à reconnaître les différents types de yagé. Avec le culebra-guasca, que je n’aime pas parce qu’il est maléfique, on voit des serpents. Avec le mono-guasca, des singes. Avec le curi-guasca et l’indi-guasca, qui sont ceux que j’utilise, on voit des gens. »L’analyse chimique explique comment opère ce coktail. Les feuilles de « chacruna » contiennent à haute dose du dymethiltritamine ou DMT, un alcaloïde peu connu, aux effets psychédéliques puissants. On trouve ce même DMT dans le « yopo », la poudre à priser hallucinogène utilisée par les Yanomanis – et certains dealers californiens le synthétisent (c’est une « design drug »). Normalement, le DMT mangé ne libère aucun effet hallucinatoire chez l’homme, car un enzyme de notre intestin le bloque. Or, comme l’a montré le pharmacologiste Dennis McKenna, les deux substances présentes dans la liane ayahuasca, les alcaloïdes « harmine » et « harmaline » inhibent cet enzyme. C’est là le génie de la recette chamanique : en ajoutant de l’ayahuasca à la chacruna, le DMT peut libèrer ses effets dans le corps l’humain. En même temps l’harmine et l’harmaline étant des psychédéliques, elles redoublent l’effet stupéfiant du DMT. Voilà pourquoi l’amère ayahuasca, breuvage combinant au moins trois alcaloïdes hallucinogènes, agit si fortement sur le cerveau du grand singe humain. On comprend que plusieurs sociétés pharmaceutiques, notamment l’américaine « International Plant corporation », aient tenté de s’arroger sa propriété en déposant des brevets décrivant des recettes indigènes, comme le « Sangre de Drago ».

(Ayahuasca, la liane)

Des “ayahuasca tours”
« Aujourd’hui, un médicament sur deux est d’origine végétale, et les trois-quart d’entre eux ont d’abord été expérimentés par les médecines traditionnelles… explique Dennis McKenna en ethnobotaniste qui sillonne le bassin amazonien depuis vingt ans - co-auteur, avec son frère Terence Mc Kenna d’un livre culte sur les hallucinogènes : The invisible landscape. Et les chamanes explorent depuis des millennaires l’immense forêt amazonienne, véritable sanctuaire biochimique abritant 80.000 espèces végetales. Ils connaissent mieux que quiconque les effets des plantes médicinales. On comprend que beaucoup de monde s’intéressent de près à leur « plante mère », l’ayahuasca, comme aux autres plantes curatives.»Nous sommes toujours au « Psychedelic forum » de Bâle. Ce soir Jan Kounen va projeter son film, et Dennis MCKenna vient de participer à la conférence-débat : « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les psychédéliques ». Il reprend : « Quand je regarde ces traditions indiennes, leurs cérémoniels, avec ces chants, ces visions prodigieuses, cette mystique, je me demande s’il ne faut pas s’opposer à ce que les plantes magiques soient transformées en molécules pharmaceutiques brevetées par Merck ou Pfizer. L’essentiel va être perdu, pour être réduit à des sensations affaiblies, détachées des rituels qui les accompagnent. Cela va faire comme avec les « ayahuasca tours » qui se transforment en séances de danse pittoresque, tandis que les chamanes se battent entre eux pour attirer les touristes. Je préfère la manière dont l’ayahuasca se fait connaître à travers les conférences, les articles scientifiques, les petits groupes d’amateurs, les sites de débat sur Internet. Par cette voie, l’ayahuasca rencontre ceux qui ont besoin d’elle. »Après la projection du film de Jan Kounen salle San Francisco, j’ai demandé à Kajuyali Tsamani ce qu’il pensait des effets spéciaux censés décrire les visions sous ayahuasca, ces kaleidoscopes de boas, ces mandalas de tarentules entrecoupés des tourbillons fractals, une esthétique assez Harley Davidson.Le chamane m’a répondu, souriant : « C’est le premier niveau ».

Pour aller plus loin

Un site consacré aux plantes mystiques ou « enthéogènes »

http://www.entheogenes.net/index.php/

Un article de synthèse sur les effets de l’ayahuasca par le neuropharmocologue Frédéric Bois-Mariage (Paris VII)

http://www.cairn.info/revue-psychotropes-2002-1-page-79.htm

Un article critique sur la « chamania » par l’anthropologue Jean Loïc

Le Quellec (CNRS)http://www.cairn.info/revue-afrique-et-histoire-2006-2-page-41.htm

Le site consacré « aux relations complexes des hommes et des psychoactifs »http://www.erowid.org/

FONTE: Le Monde - Paris,France - http://fredericjoignot.blog.lemonde.fr/

Artist’s sculpture on show at Olympics site


Artist’s sculpture on show at Olympics site
8:08am Tuesday 5th August 2008

A SCULPTURE reflecting the North-East’s industrial heritage has been placed yards from China’s Olympic stadium.
Darlington sculptor John Atkin’s artwork will be unveiled as part of Friday’s opening ceremony.
About 2,600 artists applied to have their work in the Olympic Park, in Beijing, and Mr Atkin was among the 26 successful applicants.
He is the only British artist to have been successful.
The 27-tonne marble and granite carving, called Strange Meeting, is inspired by the poem of the same name by Wilfred Owen.
It is made of two blocks of veined marble, one upright and the other laid out, and has been designed to reflect the poem’s tale of a soldier coming face-to-face with the man he killed.
But Mr Atkin said the final piece is also evocative of his North-East upbringing.
He said: “I remember clearly walking my dog up Yarm Road in Darlington and seeing the works through Cummins’ glass facade.
“That high-intensity, dayin- day out industry of the North-East really made its mark on me and has influenced my work tremendously.”
Mr Atkin, who now works from London, flew to China to oversee the construction of the sculpture. It took an estimated 24 men three months to complete and is thought to have cost about £20,000.
The sculpture, commissioned by Beijing Municipal Government, has already been described as outstanding by the China Sculpture Institute.
It is the latest recognition in what has been a busy year for Mr Atkin, who has also had a sculpture commissioned in San Francisco.
His Fillmore Plaza piece will be built later this year to commemorate the city’s role in the West Coast jazz movement.
But the 49-year-old hopes his international recognition will lead to more projects closer to home.
He said: “I would love the opportunity to make a major landmark piece of sculpture in my own back yard – the North-East.
“The region has really developed as a fantastic place to see contemporary public art.
“But those commissioning new public artwork in the region should perhaps look closer to home rather than importing talent.”

FONTE (photo include): Northern Echo - Darlington,England,UK

Surfe anima Derly; Edinanci se concentra em medalha inédita

Surf picture - The Tube
By:
Bernardo de Castro Antunes View Full Portfolio (1 images)
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Surfe anima Derly; Edinanci se concentra em medalha inédita
terça-feira, 5 de agosto de 2008 11:53 BRT
Por Alberto Alerigi Jr.
PEQUIM (Reuters) - O judoca meio-leve João Derly chegou a Pequim com a convicção de conquistar uma medalha de ouro, depois de um período de aclimatação ao forte calor asiático no Japão, onde ele aproveitou até para surfar.
"Eu estou entrando para ganhar a competição, a gente tem condições disso até pela preparação que tivemos agora. Dá para sair sim com medalha e quem sabe com medalha de ouro", afirmou o judoca debaixo de um forte sol na chegada da equipe brasileira na Vila Olímpica.
"Peguei uma prancha de um japonês numa praia de Katsuura, peguei três ondinhas e deu para me divertir e esfriar um pouco a cabeça", afirmou o judoca bicampeão mundial, que é uma dos favoritos à medalha em sua categoria em Pequim.
O colega de equipe Tiago Camilo, prata nos Jogos Olímpicos de Sydney (2000) e candidato ao posto de melhor atleta olímpico na história do judô brasileiro depois de Aurélio Miguel, que conquistou medalhas de ouro (1988-Seul) e bronze (1996-Atlanta), é mais contido e prefere evitar fazer apostas.
"Quero viver intensamente, luta por luta. Nesta Olimpíada quero encarar cada adversário como o principal adversário, estamos rodando faz um tempo no circuito e todo mundo sabe mais ou menos o estilo de todo mundo", disse o meio-médio na chegada da equipe na Vila.
Aos 26 anos, Camilo afirma ter amadurecido como atleta. "A gente aprende e amadurece como atleta. Foram muitos anos batalhando sem deixar de acreditar que eu posso realizar aquilo (prata em Sydney) de novo."
Também apostando na experiência desde a trágica derrota em Sydney, o ligeiro Denílson Lourenço, se diz mais "rodado" e mais preparado psicologicamente e taticamente.
Em Sydney, ainda com problemas de miopia e astigmatismo que o obrigavam a decorar o placar ao mesmo tempo em que se concentrava no adversário, foi eliminado depois que esqueceu que perdia por koka em uma das lutas. Depois da derrota, passou por cirurgia para correção da visão e hoje, oito anos depois, diz que a vista "é um problema a menos, estou enxergando tudo".
Lourenço disse que em sua categoria não existe candidato a vencedor, mas que tem "condição de chegar a qualquer uma das medalhas".
CALOR E MEDALHA INÉDITA
Por ora a preocupação é com a temperatura. "É muito quente aqui. Tudo bem que os ginásios estão climatizados, mas no entra e sai pode acontecer de dar um resfriado, uma dor de garganta e isso é mau", afirmou, enquanto João Gabriel Schlittler tentava abrigar seus quase 2 metros de altura embaixo de um guarda-sol.
Na briga com o calor de Pequim, a judoca mais experiente da equipe, Edinanci Silva, chegou a sua quarta Vila Olímpica abrigada em um agasalho, apesar do sol que fazia os jornalistas a sua volta pingarem de suor.
Sem uma gota escorrendo da testa, a judoca afirmou que o melhor contra o calor forte é a proteção contra o sol. "Eu estou com calor, mas essa é a melhor tática. Os árabes não andam com aquelas mantas no deserto?", brincou.
Edinanci ficou em sétimo lugar nas três últimas Olimpíadas que disputou e diz que ainda não encontrou uma "receita" para conquistar colocações melhores. "Eu não sei ainda a receita para subir, mas se eu souber eu te entrego", afirmou a judoca.
Segundo ela, uma inédita medalha para o judô feminino brasileiro é o mais importante agora, independentemente de quem a conquiste.
"Agora é esse frenezi todo da imprensa, dos amigos, da família, da torcida. Mas se deixarmos nossa chance de um bom resultado passar, tudo acaba. Para continuar com esse clima é preciso vencer", afirmou. "A expectativa é a medalha, não importa qual, o importante para o judô feminino é um pódio."
A judoca evitou comentar se suas expectativas de medalha aumentaram com a ausência na delegação cubana da bicampeã mundial e bronze em Atenas, Yurisel Laborde, que desertou de Cuba no Pan-Americano deste ano.
"Tem muita gente que está comemorando a saída da cubana. Mas quanto mais gente forte na competição é melhor para você fazer o seu trabalho. Agora fica essa coisa de faltar a principal, a bicampeã mundial."
"Ela teve os motivos dela. Acho que ela chegou à conclusão que mais uma medalha olímpica não mudaria muita coisa para ela."


FONTE: Reuters Brasil - Brazil

Com lesão no joelho, judoca brasileira é cortada


Com lesão no joelho, judoca brasileira é cortada
Portal Terra
JAPÃO - A judoca brasileira Érika Miranda foi cortada nesta terça-feira da equipe brasileira que disputará os Jogos Olímpicos de Pequim por causa de uma lesão no cruzado anterior e no colateral medial do joelho direito.
A atleta, que é da categoria meio-leve (-52kg), permanecerá na capital chinesa para apoiar a delegação brasileira da modalidade.
A judoca se contundiu no último treino realizado pela Seleção Brasileira em Belo Horizonte, antes da viagem da equipe para Katsuura, no Japão. Érika Miranda chegou com o joelho inchado na cidade japonesa e permaneceu fazendo tratamento no local.
Após o desembarque em Pequim e a chegada à Vila Olímpica, a atleta foi submetida a uma ressonância magnética feita pelo médico da delegação brasileira de judô, Wagner Castropil.
Constatada a lesão, o médico e a treinadora da equipe brasileira, Rosicléia Campos, se reuniram com o chefe de missão do Brasil, Marcus Vinícius Freire, e tomaram a decisão de cortar a judoca.
Érika permanecerá fazendo fisioterapia por três semanas para depois ser avaliada para uma intervenção cirúrgica. Ela deverá ficar de quatro a seis meses fazendo o trabalho de recuperação, caso seja constatada a necessidade de cirurgia.
- É lamentável ter de cortar uma atleta dessa forma. A Érika foi a única que conquistou a vaga no ano passado, graças aos resultados no Pan e no Mundial. Foi um sofrimento de avisar para a atleta, mas tivemos que fazer isso para preservar a integridade dela, afirmou Ney Wilson, chefe de equipe do judô.
A atleta ainda não se pronunciou sobre o seu corte. A substituta de Érika, Andressa Fernandes, não virá a Pequim, pois não há tempo hábil para ela ter condições de disputar os Jogos Olímpicos.

[05/08/2008 :: 13:35]

FONTE: JB Online - Rio de Janeiro,RJ,Brazil

A odisséia do anti-herói


A odisséia do anti-herói
Antonio Gonçalves Filho

Uma das características marcantes de Macunaíma é seu aspecto paródico, que o poeta e crítico Haroldo da Campos definiu como de "linhagem rabelaisiana". Evocar Rabelais, no caso de Macunaíma, o herói sem nenhum caráter, que acaba de completar 80 anos, é pertinente não só pela presença de gigantes na rapsódia do modernista Mário de Andrade. O humor escatológico de Rabelais, o pai renascentista de Gargântua e Pantagruel, nasceu igualmente de lendas populares e da leitura satírica das tradições religiosas.

Se Rabelais teve como meta apagar as trevas da superstição medieval, elegendo gigantes no lugar de deuses, o modernismo de Macunaíma assumiu como missão livrar o brasileiro do mofo acadêmico, banhando-o nas águas da modernidade literária. Mário não desprezou nem o folclore indígena nem o africano, nem a língua erudita nem a popular. Macunaíma provocou uma revolução literária que virou o Brasil de ponta-cabeça, ao eleger como protagonista um personagem com três raças, mistura de índio, africano e europeu.

A fúria modernista de Mário de Andrade que se voltou contra o falso espírito de integração dos anos 1920 - isso numa época de crise moral, social e política - desaba na criação de um protótipo fabular, que nasce numa tribo amazônica e se revela, logo criança, um mentiroso da pior espécie. "Ai, que preguiça!" é o mote de Macunaíma, que cresce, se apaixona e casa com a índia Ci, tendo com ela um filho morto. Morta também a "Mãe do Mato" e perdendo o amuleto que dela ganhou para um mascate peruano, Macunaíma parte com seus irmãos para a cidade grande, São Paulo, atrás da "muiraquitã" presenteada por Ci.

Para recuperar a pedra, no entanto, o herói tem de enfrentar o gigante Piamã, comedor de gente. Resgatado o amuleto, Macunaíma volta para sua tribo e o perde novamente ao se envolver com uma uirá traiçoeira. O que fazer sem o talismã de Ci? Nada. A derrota do colonizado já estava selada. Inútil continuar a busca. Macunaíma transforma-se na Ursa Maior, constelação formada por Zeus, segundo a mitologia grega, para afastar Calisto de Arcas, seu filho caçador. A odisséia de Macunaíma tem dois momentos distintos: no primeiro, o herói sem caráter desce com os irmãos o Rio Araguaia para chegar a São Paulo, onde sua história cresce e se transforma num alegórico e satírico embate entre o pobre-diabo amazônico e o gigante da metrópole, Venceslau Pietro Pietra. Nesse segundo momento, em que mata e resgata o cobiçado amuleto das mãos do gigante, Macunaíma teria, enfim, um possível final feliz, não fosse a conflituosa relação com a deusa Vei, que domina o Sol e expõe o herói a um calor insuportável, esgotando suas forças e atiçando sua sensualidade. Esquentados os miolos e o ventre, a razão vai para o espaço, perdendo-se a esperança de uma aliança solar entre Macunaíma e Vei.

A todo momento, Mário insiste na idéia da descentralização da cultura, ao adotar o cruzamento de várias sintaxes - a do Nordeste com a do Sul do País -, e valorizar tanto a prosa erudita como a linguagem das ruas. Ele tampouco esquece de provocar os puristas (no episódio da Carta pras Icamiabas) com a ruptura lingüística de sua rapsódia que tem muito de Nietzsche, ao eleger um herói muito além do bem e do mal.

FONTE: Estadão - São Paulo,SP,Brazil